Mardi 13 février
La route vers Dakhla est un peu particulière parce que pour ceux qui connaissent, elle emprunte un des plus beaux sites de la région. Le fait d’y penser compense un peu la monotonie de cette voie rectiligne bordée de la ligne électrique. Le rythme est de temps à autre coupé par les contrôles de la police ou de la gendarmerie royale qui se distraient en regardant les passeports et en s’intéressant à l’environnement français.
Particularité d’aujourd’hui : les dromadaires, d’abord esseulés, puis en petits groupes et en troupeaux. Ils se laissent approcher sauf lorsqu’il y a des jeunes. Autre point à souligner : les villages « fantômes » qui ont été construits pour sédentariser la population nomade et dont le projet a été un échec. Transformer des éleveurs en pêcheurs doit être chose plus difficile qu’on ne le pense.
Les belles façades jaunes et blanches de ces bâtiments ne font que refléter la lumière intense du soleil qui donnait 32° à l’ombre des camions. Les peaux commencent à rougir. La route est encore longue. Nous sommes presque à mi-parcours après 3400 Kms parcourus.
La ville de Dakhla est un passage obligé pour récupérer la caution laissée à Tanger. La procédure est nettement plus facile qu’en 2005 et 2003. Les autorités sont plus cool et nettement plus sympas. Demain nous pourrons partir sans contrainte vers la frontière Mauritanienne et le sable, rien que le sable.
Tout va bien. Pas d’inquiétude mécanique. Beaucoup de photos, de films… et de chaleur.
Je ne résiste pas à faire part de la pensée du jour en fait d’avant-hier « lundi » écrite par notre Gégé et ce à propos de la mécanique :
« Heureusement que la mécanique sait se manifester avant que l’homme s’aperçoive des futurs ennuis ».
Et voilà. Il n’y a rien de plus vrai. A breveter
L’air saharien éclaircit les idées.
A demain pour la suite
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