Le passage par le Niger
Les 4 premiers retours se sont faits par un vol pris au départ de Niamey, ce qui nous a donné un petit aperçu du Niger et de sa capitale.
A la frontière Burkina – Niger la cassure est nette… du moins pour ce qui concerne le réseau routier. Le bus quitte une route au goudron approximatif et arrive sur voie plus large dont les lignes blanches signalent et son milieu et les bas-côtés. Une route à l’européenne dont des panneaux indiquent les co-financements de l’Europe du Luxembourg de Monaco etc.
A l’approche de Niamey, quelques collines viennent rompre la monotonie d’un paysage jusqu’ici bien plat. La présence du fleuve annonce vallées et verdure. Et la capitale arrive au sortir de l’unique pont sur le Niger, ce qui explique sans doute le développement de la ville sur une seule rive. Déjà, le ciel parait plus lumineux qu’à Ouaga. Les voitures sont plus nombreuses, mais c’est la même circulation anarchique. La visite de la ville est agréable. Le sable des rues a remplacé la terre. Il est plus lourd et le vent n’a pas la force de l’emmener plus haut, ce qui rend l’atmosphère beaucoup plus respirable.
La présence des investisseurs successifs a laissé des monuments tels que la mosquée du roi Fayçal ou celle de Kadafi. Les alliances sont liées aux régimes politiques successifs.
Le fleuve dort en bas de la ville. Quelques pirogues de pêcheurs s’activent. Les lavandières s’affairent sur la rive et le linge sèche à même l’herbe.
Aucune péniche, aucun bateau sur cette eau calme. La navigation est absente. Je n’en connais pas la raison. C’est étonnant de voir une telle surface apparemment libre d’obstacles sans d’autre activité.
Le village artisanal et les marchés de la rue grouillent de gens. Nous étions les rares blancs à fendre la foule étonnée de voir des étrangers à cette période.
Au revoir le Niger
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