Lundi 17 février

Publié le par Cécile Gourhand

Nous savions qu’il y avait un passage difficile avant Bamako. Eh bien cette journée de Lundi a été effectivement rude pour les mécaniques et les hommes. Il nous a fallu rallier Nioro de Sahel pour les formalités douanières et les visas. Le temps n’existe pas. La notion est toute relative : le service est possible, mais il faut patienter. Les policiers ont des difficultés avec les francs CFA. Il faut être attentif.
Jusqu’à Diéma et un peu au-delà, la route est goudronnée. A la table du déjeuner nous avions un jeune enseignant qui a profité de notre convoi pour retourner dans son village de brousse. Il enseigne le Français dans le primaire, seule langue commune à toutes les régions du Mali. Les dialectes « peule »,  « bambana » etc… ne sont parlés qu’à l’intérieur des régions.
 
Le paysage change. Le désert disparaît peu à peu, laissant place à une végétation plus dense. Quelques lagunes profitent aux villages environnants. Le cheval remplace l’âne. Les volailles apparaissent en bord de route. Nous traversons d’abord le pays « Peule » puis le « Bambana » avant de trouver la piste de latérite sur une centaine de kms. En fait l’axe Mauritanie-Bamako est en chantier aux deus extrémités ; La portion centrale reste à réaliser. C’est un baptême rouge pour les « nouveaux ». Les camions souffrent. Seule la R19 glisse sur la piste sablonneuse parallèle à la piste principale. La surface à l’aspect tôle ondulée fait vibrer l’en semble véhicule-chauffeur.
Après cette piste il est plus de 18h et il reste 160 kms avant Bamako. La fatigue pèse sur les épaules et les yeux rougis. Pourtant Madame Badouelle aimerait nous accueillir ce soir et nous proposer un hébergement plus reposant.
 C’est parti pour la capitale. Trois heures plus tard nous sommes à disposition de la douane avant Bamako . Le temps des formalités et des contrôles sur le chemin, Jeannette Badouelle nous rejoint et nous conduit vers notre immeuble. Il faut partager l’eau pour la douche. Le débit est très faible et les coupures sont fréquentes. Nous sommes invités à la table d’un petit restaurant. Finalement nos yeux ne peuvent se reposer qu’après 4h.
Voilà une journée bien remplie. Tous les compères avaient les yeux rougis par le sable et le fatigue.
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Publié dans Les étapes

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