Samedi 17 février

Publié le par Cécile Gourhand

Armand a préparé son paquetage pour le Sénégal. Ses amis l’attendent dès les premières lueurs du jour. Notre convoi s’ébranle à travers les rues de Nouakchott entre les voitures, les piétons qui rejoignent leur lieu d’activité. Le rond-point qui sépare les directions Sénégal et Mauritanie est synonyme de bouchons. Chaque véhicule fait le forcing pour trouver sa route.
Nous empruntons la route « RN3 » baptisée route de l’espoir pour les populations les plus éloignées.
Le paysage est magnifique. La densité des herbes et des arbustes surprend, plantés dans un sable tantôt gris, tantôt ocre. La route épouse le relief. Le serpent de bitume sillonne les dunes, se découpant en bandes plates ou en montagnes russes. Les villages se nichent de chaque côté de la route. Les animaux ne se soucient pas de la circulation et considèrent la route comme l’intrus dans le paysage. Pourtant les charognards seraient bien portants dans ce monde impitoyable.
La nature est plus favorable à l’élevage, donc l’habitat est plus dense, l’habitat est plus coloré.
Après 300 Kms, le décor change. Les buissons et les arbustes sont plus nombreux. La terre se mélange au sable rappelant les paysages à la frontière sénégalaise avec des maisons souvent crépies à la terre. Les petites villes que nous traversons sont un ensemble d’ateliers de ferrailles et de pneus.
A l’ombre d’un acacia, le thermomètre indique 35°. A la tombée de la nuit, le compteur kilométrique affiche plus de 500 Kms., pour un semi-remorque c’est suffisant. Nous stationnons près d’une muraille de pierres après quelques hésitations dans le sable.
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Publié dans Les étapes

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