Jeudi 8 février
A peine ai-je terminé l’article précédent mercredi midi, que les ennuis reprennent. Ce même camion chauffe et réchauffe. Le convoi s’arrête sauf les deux véhicules qui précèdent dont l’un transporte les équipements qui pourraient tracter le véhicule en panne. Il faut l’alerter, mais il est déjà loin devant et aucun passager n’a de portable. La R19 file à vive allure pour le rejoindre, mais la distance est trop importante et on retrouve la semi-remorque au lieu où le convoi devait s’arrêter.
Pendant ce temps, la cause des ennuis était trouvée et l’ensemble des véhicules se rassemble pour reprendre la direction de Malaga.
A la hauteur de cette ville, dans une des montées de la voie rapide, un autre camion se rabat sur la voie de service et trouve une sortie « chantier » pour stationner. Trois autres véhicules l’accompagnent. Cette fois c’est une « durite » éclatée qui laisse écouler l’eau. Aïe ! Les mécanos sont de nouveau à l’œuvre. Maurice et Armand foncent vers une zone industrielle pour essayer de trouver l’équivalent. Michel Culo, Gilles et Roland s’activent sous le camion pour tenter le dépannage avec une pièce de rechange. Il est plus de 16 heures, et Algésiras est encore à 120 kms.
Nous nous retrouvons tous au port et la cuisine de Gilles est appréciée. Entre temps, il a fallu démarcher les compagnies de ferrys, négocier pour finalement conclure un départ le Jeudi midi.
La nuit a été agitée par le vent et la pluie. Certains campeurs ont cru bon de se passer de toiles de tente, s’abritant uniquement de la bâche tendue entre 2 camions. Vers 5 heures du matin, il a fallu se rendre à l’évidence : plier la bâche, trouver un abri pour essayer de terminer la nuit.
Galère. Trois jours pour traverser l’Espagne et se retrouver le Jeudi matin dans une atmosphère bien humide, en attendant le départ du ferry ;
La mer est agitée. L’horizon est un peu plus claire ; que nous réserve le sol Africain ? Inch Allah !
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