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Mercredi 21 février 2007

Malgré quelques difficultés techniques, notre reporter sur le terrain, Gilbert pour ne pas le citer, vient de nous transmettre des photos de leur périple.
Donc n'hésitez pas à consulter l'album 2007 !

Par Cécile Gourhand - Publié dans : asf2007
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Mercredi 21 février 2007
Nous restons à Bamako. Un peu de repos et de relationnel. Jeannette Badouelle est à nos petits soins : petit déjeuner, transport etc. Vraiment un grand Merci à Métissage.
Nous sommes conviés le midi à une petite manifestation qui regroupe les représentants des antennes métissage du Mali et du Burkina, les responsables de l’association Niogonlafamou Ton , une commune à la périphérie de Bamako, ainsi que le responsable des associations du Centre de santé du M.ali, avec bien sûr Action Sans Frontière. Toutes ces entités travaillent pour les démunis, et on sent réellement chez ces gens, Jeannette, Mr Mahamadou BA, Madame Haïdara Hakior Traoré, la passion du cœur pour partager et aider les autres.
 
Par exemple, l’association Niogonlafamou Ton, créée il y a 6 mois regroupe plus de 600 familles adhérentes qui bénéficient des dons, de la nourriture et des ateliers créés pour la couture, l’informatique, la boulangerie.
On peut noter l’importance de Métissage autour des associations locales. La transversalité et son support permettent le montage de projets plus importants.
 
Le folklore accompagnait cette manifestation. Musique, danses exécutées par les femmes toutes en couleurs ont formé un accueil très chaleureux dont Action sans Frontière se souviendra…
Merci encore à tous.
Par Cécile Gourhand - Publié dans : Les étapes
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Mercredi 21 février 2007
Nous savions qu’il y avait un passage difficile avant Bamako. Eh bien cette journée de Lundi a été effectivement rude pour les mécaniques et les hommes. Il nous a fallu rallier Nioro de Sahel pour les formalités douanières et les visas. Le temps n’existe pas. La notion est toute relative : le service est possible, mais il faut patienter. Les policiers ont des difficultés avec les francs CFA. Il faut être attentif.
Jusqu’à Diéma et un peu au-delà, la route est goudronnée. A la table du déjeuner nous avions un jeune enseignant qui a profité de notre convoi pour retourner dans son village de brousse. Il enseigne le Français dans le primaire, seule langue commune à toutes les régions du Mali. Les dialectes « peule »,  « bambana » etc… ne sont parlés qu’à l’intérieur des régions.
 
Le paysage change. Le désert disparaît peu à peu, laissant place à une végétation plus dense. Quelques lagunes profitent aux villages environnants. Le cheval remplace l’âne. Les volailles apparaissent en bord de route. Nous traversons d’abord le pays « Peule » puis le « Bambana » avant de trouver la piste de latérite sur une centaine de kms. En fait l’axe Mauritanie-Bamako est en chantier aux deus extrémités ; La portion centrale reste à réaliser. C’est un baptême rouge pour les « nouveaux ». Les camions souffrent. Seule la R19 glisse sur la piste sablonneuse parallèle à la piste principale. La surface à l’aspect tôle ondulée fait vibrer l’en semble véhicule-chauffeur.
Après cette piste il est plus de 18h et il reste 160 kms avant Bamako. La fatigue pèse sur les épaules et les yeux rougis. Pourtant Madame Badouelle aimerait nous accueillir ce soir et nous proposer un hébergement plus reposant.
 C’est parti pour la capitale. Trois heures plus tard nous sommes à disposition de la douane avant Bamako . Le temps des formalités et des contrôles sur le chemin, Jeannette Badouelle nous rejoint et nous conduit vers notre immeuble. Il faut partager l’eau pour la douche. Le débit est très faible et les coupures sont fréquentes. Nous sommes invités à la table d’un petit restaurant. Finalement nos yeux ne peuvent se reposer qu’après 4h.
Voilà une journée bien remplie. Tous les compères avaient les yeux rougis par le sable et le fatigue.
Par Cécile Gourhand - Publié dans : Les étapes
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Mardi 20 février 2007
La question de ce matin concerne la route à prendre pour rejoindre le Mali. Goudron ou pas goudron ? La réponse vient d’un Mauritanien qui, par gps, nous confirme la présence du bitume jusque et au-delà de la frontière.
Le paysage de pierres de la veille continue en alternance avec des plaines verdies après les pluies de la saison précédente (juillet-aôut). Les panneaux « chaussée submersible » confirment cette impression. Le programme de la journée est identique depuis le départ.
  • lever vers 6h30
  • départ vers 7h-7h30
  • arrêt le soir vers 18h
  • distance à parcourir : environ 500 kms.
Les multiples contrôles de police, sûreté nationale, et douanes constituent le temps additionnel.
Le groupe va bien et espère arriver rapidement à destination. La route est longue. Les véhicules vont encore souffrir sur les pistes « ondulées ». Les premiers baobabs sont apparus annonciateurs du Sahel et de l’Afrique noire.
Personnellement, j’ai hâte de commenter l’action au cœur du Burkina. Le reportage photos concernera davantage cette période. Un peu de patience….
… Et à demain
Par Cécile Gourhand - Publié dans : Les étapes
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Mardi 20 février 2007
Armand a préparé son paquetage pour le Sénégal. Ses amis l’attendent dès les premières lueurs du jour. Notre convoi s’ébranle à travers les rues de Nouakchott entre les voitures, les piétons qui rejoignent leur lieu d’activité. Le rond-point qui sépare les directions Sénégal et Mauritanie est synonyme de bouchons. Chaque véhicule fait le forcing pour trouver sa route.
Nous empruntons la route « RN3 » baptisée route de l’espoir pour les populations les plus éloignées.
Le paysage est magnifique. La densité des herbes et des arbustes surprend, plantés dans un sable tantôt gris, tantôt ocre. La route épouse le relief. Le serpent de bitume sillonne les dunes, se découpant en bandes plates ou en montagnes russes. Les villages se nichent de chaque côté de la route. Les animaux ne se soucient pas de la circulation et considèrent la route comme l’intrus dans le paysage. Pourtant les charognards seraient bien portants dans ce monde impitoyable.
La nature est plus favorable à l’élevage, donc l’habitat est plus dense, l’habitat est plus coloré.
Après 300 Kms, le décor change. Les buissons et les arbustes sont plus nombreux. La terre se mélange au sable rappelant les paysages à la frontière sénégalaise avec des maisons souvent crépies à la terre. Les petites villes que nous traversons sont un ensemble d’ateliers de ferrailles et de pneus.
A l’ombre d’un acacia, le thermomètre indique 35°. A la tombée de la nuit, le compteur kilométrique affiche plus de 500 Kms., pour un semi-remorque c’est suffisant. Nous stationnons près d’une muraille de pierres après quelques hésitations dans le sable.
Par Cécile Gourhand - Publié dans : Les étapes
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