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Jeudi 1 mars 2007
Je ne vais pas refaire un chapitre sur les formalités et les contraintes qu’elles génèrent. Actuellement, les camions sont « en douane » et nous sommes donc dans l’attente du dédouanement. Même les dons n’échappent pas à ces règles.
J’aurais aimé parler de Ouagadougou, mais je préfère attendre d’y circuler en journée. Un premier aperçu quand même, avec cette forêt de vélos et de motos qui noient la circulation du « périphérique ». C’est impressionnant pour se frayer un chemin. Les transports en commun sont peu développés. Les voitures sont encore peu nombreuses Ceci explique sans doute cela.
 
Dimanche nous avons pu aller à Koubri dans l’environnement des sœurs de St Gildas des Bois, résidence où nous déchargerons un camion dès que possible.
Le groupe est un peu las sous la chaleur et la poussière. Circuler est très difficile. Respirer l’est aussi Les gaz d’échappement restent sous le nuage de poussière.
Se diriger ou se repérer relève de l’exploit surtout le premier jour et la première soirée. Certains l’ont expérimenté : quelques heures leurs ont été nécessaires pour regagner le campement. En fait certains quartiers ne possèdent pas de rues ni de n° de porte : l’adresse est approximative : (par exemple : nous résidons à Ouaga 2000, Station Pétrofa, près du Lycée des Nations).
 
En fait « Ouaga » possède quelques artères très européanisées avec leurs banques, hôtels, assurances. Le centre est très étendu, avec quelques beaux espaces arborés et fleuris. Dans un de ces lieux, on trouve les restaurants, l’artisanat, les librairies, les agences touristiques et culturelles. Dès qu’on quitte ces rues principales, on retrouve les ruelles terreuses et l’animation habituelle des quartiers éloignés.
Toute cette semaine, « Ouaga » est animé par « Festpaco », un festival cinématographique africain qui se déroule tous les 2 ans. C’est aussi l’occasion de voir beaucoup de « blancs » dans les endroits ombragés.
 
Un petit Focus sur le Burkina Faso
 Le pays est présidé par un militaire : Blaise Kompaoré depuis 1987 Il n’y a pas de parti d’opposition officiel. L’opposition est dans la rue. C’est une opposition à la corruption regroupée autour des dirigeants. Enorme contraste avec la dénomination du Pays : Burkina Faso signifie « Le pays des hommes intègres ». Cette appellation avait été donnée par Thomas Sankara, ancien président assassiné en 1987 par Blaise Kompaoré , son frère de lait et qui avait initié la révolution populaire et l’évolution du pays.
 
Le Burkina vit de l’élevage, de la production du coton. Il dispose de mines d’or et de diamants exploitées aujourd’hui de manière très artisanale. Le tourisme commence à se développer autour des parcs animaliers. L’économie est en fait sous contrôle d’un pouvoir « très intéressé ».
 
 La population est jeune. Le pays regroupe 13 millions d’habitants dont 2 millions dans la capitale.
Par Cécile Gourhand - Publié dans : Les étapes
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Mercredi 28 février 2007

Notre reporter Gilbert vient de nous annoncer que l'équipe est toujours bloquée à la douane de Ouaga. Donc pas de reportage palpitant pour le moment ... mais cela ne saurait tarder.
A bientôt donc...

Par Cécile Gourhand - Publié dans : Les étapes
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Lundi 26 février 2007
Objectif prévu : atteindre Ouagadougou ce soir. Le démarrage se fait un peu plus tôt qu’habituellement. Nous allons vite découvrir les contraintes frontalières du Burkina. Police et Gendarmerie nous accueillent sans problème. Par contre les formalités douanières, sont difficiles, longues et coûteuses.
Nouveau contraste : Il faut s’acquitter de taxes, de péages avant de pouvoir débuter la mission. Toutes les tentatives mènent à la même conclusion : c’est un chemein semé d’embûches qu’on ne peut franchir qu’en laissant quelques émoluments et beaucoup de patience.
Résultat : nous parcourons 150 kms et la capitale est encore loin.
 
Samedi midi nous déjeunons à 30 kms du but. A 16h, nous sommes dans les locaux de l’association Métissage. Avant de répartir les dons, il nous faudra à nouveau satisfaire à de nouvelles formalités.
Première impression :Ouagadougou est à l’image de Bamako : brumeuse, poussiéreuse…
Et maintenant : wait and see !!!
Par Cécile Gourhand - Publié dans : Les étapes
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Lundi 26 février 2007
La pause est terminée. Nous allons oublier Bamako, son nuage de poussière, ses nuées de « petites motos », ses rues grouillantes, sa chaleur suffocante. Nous faisons route vers Ségou, itinéraire adapté au dernier moment par nos accompagnateurs, Jean-Louis et Soulaimane.
 
Jean-Louis, un Ivoirien récemment affecté à l’antenne Métissage du Burkina, nous accompagnera jusqu’à Ouagadougou. Etudiant en Sciences Economiques, il a choisi de se spécialiser dans le développement local par l’intermédiaire de cette association. Le goudron est agréable. Le vent latéral nous amène la poussière. L’horizon est flou. Le premier plan est embrumé. Les kms défilent entre les champs où ont été récoltés, mil, millet, maïs, coton … Les arbres dominent le paysage parsemé de termitières géantes où au ras du sol. Nous passons à Ségou, sur les bords du fleuve Niger. Les multiples panneaux indiquant hôtels, motels etc.. font croire à une activité touristique importante. Confirmation par Jean-Louis qui indique que « les blancs » ont investi dans les complexes hôteliers.
Le convoi contourne la ville pour rejoindre Koubiala et approcher la frontière du Burkina.
A l’heure où nous traversons Koubiala, ce n’est qu’un grouillement de vélos, charrettes ,piétons qui encombrent notre route. «Jour de marché » nous glisse Jean-Louis. L’activité déborde quelques Kms encore plus loin lorsque notre convoi veut s’arrêter pour le bivouac et croise un chargement de petits oignons. Le commerce est rapidement fait : quelques poignées de marchandises contre quelque monnaie.
La traversée du Mali va s’achever demain Vendredi. Quelle image garder de ce pays affichant un semblant de démocratie mais où règne la pensée unique ? Anciennement aidés par les saoudiens, les maliens reçoivent aujourd’hui les capitaux lybiens et la main d’œuvre chinoise.
 
Que de chemin encore à parcourir. Beaucoup d’habitants portent le masque pour se protéger de la pollution.
Contraste encore. Dans ce décor poussiéreux et voilé, les beautés féminines se parent de leurs plus belles étoffes.
Par Cécile Gourhand - Publié dans : Les étapes
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Dimanche 25 février 2007

Bonjour, à tous, en attendant des nouvelles fraîches, voici de nouvelles photos dans l'album et pour vous aider à vous y retrouver, les photos ont été remises dans l'ordre. du voyage.

Merci à tous pour votre soutien à l'équipe et continuer à ajouter vos commentaires.

Par Cécile Gourhand - Publié dans : Les étapes
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