Je ne vais pas refaire un chapitre sur les formalités et les contraintes qu’elles génèrent. Actuellement, les camions sont « en douane » et nous sommes donc dans l’attente du dédouanement. Même les dons n’échappent pas à ces règles.
J’aurais aimé parler de Ouagadougou, mais je préfère attendre d’y circuler en journée. Un premier aperçu quand même, avec cette forêt de vélos et de motos qui noient la circulation du « périphérique ». C’est impressionnant pour se frayer un chemin. Les transports en commun sont peu développés. Les voitures sont encore peu nombreuses Ceci explique sans doute cela.
Dimanche nous avons pu aller à Koubri dans l’environnement des sœurs de St Gildas des Bois, résidence où nous déchargerons un camion dès que possible.
Le groupe est un peu las sous la chaleur et la poussière. Circuler est très difficile. Respirer l’est aussi Les gaz d’échappement restent sous le nuage de poussière.
Se diriger ou se repérer relève de l’exploit surtout le premier jour et la première soirée. Certains l’ont expérimenté : quelques heures leurs ont été nécessaires pour regagner le campement. En fait certains quartiers ne possèdent pas de rues ni de n° de porte : l’adresse est approximative : (par exemple : nous résidons à Ouaga 2000, Station Pétrofa, près du Lycée des Nations).
En fait « Ouaga » possède quelques artères très européanisées avec leurs banques, hôtels, assurances. Le centre est très étendu, avec quelques beaux espaces arborés et fleuris. Dans un de ces lieux, on trouve les restaurants, l’artisanat, les librairies, les agences touristiques et culturelles. Dès qu’on quitte ces rues principales, on retrouve les ruelles terreuses et l’animation habituelle des quartiers éloignés.
Toute cette semaine, « Ouaga » est animé par « Festpaco », un festival cinématographique africain qui se déroule tous les 2 ans. C’est aussi l’occasion de voir beaucoup de « blancs » dans les endroits ombragés.
Un petit Focus sur le Burkina Faso
Le pays est présidé par un militaire : Blaise Kompaoré depuis 1987 Il n’y a pas de parti d’opposition officiel. L’opposition est dans la rue. C’est une opposition à la corruption regroupée autour des dirigeants. Enorme contraste avec la dénomination du Pays : Burkina Faso signifie « Le pays des hommes intègres ». Cette appellation avait été donnée par Thomas Sankara, ancien président assassiné en 1987 par Blaise Kompaoré , son frère de lait et qui avait initié la révolution populaire et l’évolution du pays.
Le Burkina vit de l’élevage, de la production du coton. Il dispose de mines d’or et de diamants exploitées aujourd’hui de manière très artisanale. Le tourisme commence à se développer autour des parcs animaliers. L’économie est en fait sous contrôle d’un pouvoir « très intéressé ».
La population est jeune. Le pays regroupe 13 millions d’habitants dont 2 millions dans la capitale.
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